Najoua : « Comme un soldat sans arme »

Najoua a travaillé 11 ans dans un EMS avant d’être victime d’un accident de travail nécessitant une opération et une convalescence de 5 mois.

Son employeur, estimant qu’elle n’était plus apte physiquement à la tâche, l’a licenciée dans un contexte économique morose. La suite logique et impitoyable fut le chômage, la fin de droit puis l’aide sociale. Pour cette battante, mère de deux enfants, qui « cachait ses peines », cette situation était très dure à vivre. « J’étais comme une ombre, un soldat sans arme ».

Elle ne baisse pas une seule fois les bras et postule à tout-va, mais comprend tout à coup « le handicap de l’âge, aux réponses systématiquement négatives ». Son attitude et son expérience en ont fait une candidate toute désignée pour la formation d’Aide en soins et accompagnement qui lui a été très rapidement proposée. « Une main s’est tendue et j’ai accepté de la suivre. Cela m’a sauvée de la noyade. » 

Najoua retrouve rapidement son entrain et le plaisir d’exercer ses compétences. « Lors de mon stage à l’hôpital cantonal, j’ai été touchée par ces patients qui, avant de rentrer chez eux, me cherchaient dans les couloirs pour me remercier et me dire au revoir. » Les collègues, les infirmiers et les médecins ont d’ailleurs souhaité ouvertement son engagement. Un retour par la grande porte qui se traduit par un contrat à durée indéterminée.

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